Quelques couleurs se lient les unes aux autres dans la nuit.
Autour de moi le paysage se brouille et me paraît peu à peu de plus en plus confus
Tout tourne vite, toujours plus vite
Du jaune, du marron, du vert, du bleu
Pour ne devenir qu'un mélange infâme
C'est maintenant les drogues de la soirée qui en moi se mêlent
Il vaut mieux tomber là dans l'herbe ;
Voir ce monde d'un peu plus bas.
Allongé à terre, je ne perçois plus que des volutes étranges et cauchemardesques
Qui m'assaillent par lentes vagues.
D'abords ces couleurs mouvantes qui dansent une ronde effrénée autour de moi.
Arrivent ensuite, les amers nuages de fumée. Ils flottent, errent vainement dans ma tête.
Ils sont accompagnés de près par un torrent alcoolisé. Je n'ose qu'imaginer la nature de ce mélange qui remue dans mes entrailles. Vodka, Whisky et d'autres liquides inflammables en tous genres.
Tout cela me paraît insaisissable à présent.
Mais voila une nouvelle vague bien plus réelle : ici, dans l'herbe humide ; j'ai un affreux mal de mer. De nouveaux volutes très peu poétiques remontent douloureusement en moi.
Je ferme alors les yeux. Les arbres, les lumières ont cessé de bouger.
Tout s'est éteint.
Au milieu de cette obscurité tellement stable quelque chose semble approcher.
J'arrive à peine à reconnaître cette présence.
Un souffle contre moi, ton corps dans mes bras.
Tes cheveux glissent sur ma joue, une chaleur rassurante m'envahis.
Ton c½ur frappe affreusement fort contre le mien qui bat au ralentit.
Un millier d'étoiles brillent sur ton visage.
Tout est tellement calme depuis que tu es arrivée.
C'est comme si un astre était tombé du ciel dans la nuit.
Peut être en fait qu'en volant entre les étoiles tu as blessé l'une de tes ailes
Pour finalement atterrir aux côtés de ma charogne avinée.
Triste destin ...
Malgré moi je ne peux m'empêcher de vouloir te caresser.
Je crains de salir ta beauté en te touchant.
Pourtant je laisse mes doigts venir lentement vers toi.
De nouveaux tout se remet à tourner.
J'ouvre les yeux.
En un instant toute la soirée traverse ma gorge, me submerge.
Je me penche au dessus du sol et rend à la nature un subtil mélange approximativement digéré.
Tu n'es plus là.
Mon rêve est parti.
Tu es sûrement retournée vers les étoiles, loin, très loin de moi.
Dans mon c½ur une douleur horrible est née.
Je me hais.
Autour de moi le paysage se brouille et me paraît peu à peu de plus en plus confus
Tout tourne vite, toujours plus vite
Du jaune, du marron, du vert, du bleu
Pour ne devenir qu'un mélange infâme
C'est maintenant les drogues de la soirée qui en moi se mêlent
Il vaut mieux tomber là dans l'herbe ;
Voir ce monde d'un peu plus bas.
Allongé à terre, je ne perçois plus que des volutes étranges et cauchemardesques
Qui m'assaillent par lentes vagues.
D'abords ces couleurs mouvantes qui dansent une ronde effrénée autour de moi.
Arrivent ensuite, les amers nuages de fumée. Ils flottent, errent vainement dans ma tête.
Ils sont accompagnés de près par un torrent alcoolisé. Je n'ose qu'imaginer la nature de ce mélange qui remue dans mes entrailles. Vodka, Whisky et d'autres liquides inflammables en tous genres.
Tout cela me paraît insaisissable à présent.
Mais voila une nouvelle vague bien plus réelle : ici, dans l'herbe humide ; j'ai un affreux mal de mer. De nouveaux volutes très peu poétiques remontent douloureusement en moi.
Je ferme alors les yeux. Les arbres, les lumières ont cessé de bouger.
Tout s'est éteint.
Au milieu de cette obscurité tellement stable quelque chose semble approcher.
J'arrive à peine à reconnaître cette présence.
Un souffle contre moi, ton corps dans mes bras.
Tes cheveux glissent sur ma joue, une chaleur rassurante m'envahis.
Ton c½ur frappe affreusement fort contre le mien qui bat au ralentit.
Un millier d'étoiles brillent sur ton visage.
Tout est tellement calme depuis que tu es arrivée.
C'est comme si un astre était tombé du ciel dans la nuit.
Peut être en fait qu'en volant entre les étoiles tu as blessé l'une de tes ailes
Pour finalement atterrir aux côtés de ma charogne avinée.
Triste destin ...
Malgré moi je ne peux m'empêcher de vouloir te caresser.
Je crains de salir ta beauté en te touchant.
Pourtant je laisse mes doigts venir lentement vers toi.
De nouveaux tout se remet à tourner.
J'ouvre les yeux.
En un instant toute la soirée traverse ma gorge, me submerge.
Je me penche au dessus du sol et rend à la nature un subtil mélange approximativement digéré.
Tu n'es plus là.
Mon rêve est parti.
Tu es sûrement retournée vers les étoiles, loin, très loin de moi.
Dans mon c½ur une douleur horrible est née.
Je me hais.




